Negative interest rates

   

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Negative rates are the main features of ECB's - the European Central Bank - quantitative easing. This policy was implemented in 2014 to dissuade banks from keeping their cash surplus and encourage them to lend to companies. It had very positive effects for banks as well.

 

 

the explanation

Week after week, European Countries borrow money with negative rates

 

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Negative rates are a good deal for States, who earn money  by borrowing, but conversely it is also raises  questions about those who lose money while lending, ie European banks.

 

In fact, banks liquidities (apart from bank notes ), - meaning the money that is neither invested nor loaned - are obligatorily deposited in their account with the ECB.

 

In recent years, however, the latter has penalized bank deposits with a negative interest rate. To be more precise, the penalty does not apply to the total amount of the deposits , but the part that exceeds what is called the reserve requirements of the banks.

 

The comparison of rates shows that by lending to France, banks lose less money than by leaving their cash on their account the ECB. But they still lose!

 

So why? To understand, we  have to take a little detour.

 

 

the origine of liquidities

From one month to the next, France needs to borrow around thirty billion euros, a considerable amount.

 

Banks have cash surpluses because credits to the economy have declined in Europe, while customer deposits have increased rather due to the drop in consumers demand. However there are other reasons.

 

 

 

The answer lies in a measure from the ECB, its purchases of sovereign debt securities and, since July 2016, its purchases of credits held by banks. These purchases, a key component of quantitative easing, translate for the banks into a payment paid into their account, ... where it suffers a negative interest rate.

Les banques ont des disponibilités car les crédits à l’économie ont baissé en Europe, alors que les dépôts de la clientèle ont plutôt augmenté en raison de la baisse de la consommation. Toutefois le compte n’y est pas, les disponibilités des banques ont une autre origine.

 

La réponse se trouve dans une mesure de la BCE, ses achats de titres de dette souveraine et, depuis juillet 2016, ses achats des crédits détenus par les banques. Ces achats, composante-clé du quantitative easing, se traduisent pour les banques par un paiement versé sur leur compte, … où il subit un taux d’intérêt négatif.

 

Une nouvelle interrogation surgit alors: pourquoi les banques acceptent-elles les offres de rachat de dette souveraine et de crédits aux entreprises de la BCE, puisque finalement l’opération a un coût ?

 

 

la motivation des banques

L’incitation vient tout simplement du bilan global des opérations.

 

Si les banques supportent effectivement un taux d’intérêt négatif pour leurs dépôts auprès de la BCE ou l’achat d’obligations françaises, elles gagnent plus, beaucoup plus, dans la vente de ces actifs, obligations d'État et crédits d'entreprise.

 

Cette vente génère en effet une marge proportionnelle à la différence entre le taux d’intérêt des crédits vendus et le taux proposé par la BCE, inférieur au précédent. Le facteur durée décuple la marge globale. Pour fixer les idées, si la BCE propose de racheter au taux de 1 % des crédits (ou des obligations) au taux facial de 4% sur dix ans, la banque touche  115% de la valeur des crédits dans ses comptes ! Une plus-value de 15% donc, immédiate et en cash.

 

Pour la banque, le calcul est évidemment très rentable. Quinze pour cent de revenu pour un intérêt négatif faible, étalé sur un an!

 

Il faut bien voir que cette opération ne coûte rien à la BCE, au contraire. Dans cet exemple, elle va gagner 1% d’intérêts au titre des crédits qu’elle a rachetés et dont, par ailleurs, les conditions ne changent pas pour les emprunteurs d’origine.

 

C’est surtout l’ensemble du dispositif qui est vertueux, doublement vertueux même.

 

D’un côté la BCE lutte contre la déflation par la création monétaire, et de l’autre elle permet aux banques de reconstituer leurs fonds propres grâce aux profits réalisés. Cerise sur le gâteau, celles-ci sont incitées à acheter les obligations des Etats européens en difficulté, puisqu’elles peuvent les revendre avec profit.

 

Tant que le dispositif perdure, naturellement. La BCE en est seule à décider, d’autant que confirmation lui a été donnée de l’orthodoxie du dispositif au regard des accords de Maastricht et des dispositions de la constitution allemande. L’institution mérite tous les honneurs.

 

 

  

 

 

 

 

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 MAJ 30/06/2016



19/06/2016